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Singapour : Contexte politico-économique
Le contexte économique | Le contexte politique
L'économie de Singapour a été particulièrement touchée par la crise financière internationale en raison de sa très forte financiarisation et de son très important degré d'ouverture, et donc de dépendance au commerce international. Alors que la croissance du PIB s'était élevée au dessus de 7,5% avant la crise, celle-ci s'est fortement contractée en 2009 (-0,8%), avant d’atteindre la valeur exceptionnelle de 14,5% du PIB l’année suivante, boostée par la reprise régionale, la forte croissance des exportations et la vigueur retrouvée de la demande intérieure. Sous l’effet de la rupture d’approvisionnement causée par le séisme qui a touché le Japon en mars 2011, puis de la baisse de la demande mondiale en fin d’année, la croissance économique de Singapour s’est à nouveau détériorée. Les dernières estimations indiquent une croissance économique d'environ 5% pour 2011. L’incertitude créée par une possible crise de la dette souveraine dans la zone euro, les difficultés persistantes sur le marché du travail américain et la politique de consolidation fiscale américaine, rendent les perspectives pour 2012 peu optimistes. La croissance de Singapour pourrait se situer entre 1 et 3%, et les secteurs clés liés au commerce risquent de connaître des turbulences.
Dans le contexte d’un environnement extérieur volatile et incertain, priorité est donnée au soutien de la croissance économique et au contrôle de l’inflation. Pour faire face à la hausse des prix de l’immobilier et juguler la demande, le gouvernement a introduit une nouvelle taxe sur l’achat des biens immobiliers. Ayant dégagé un surplus budgétaire en 2010-2011, le gouvernement est en mesure de mener une politique fiscale incitative et de relâcher sa politique monétaire. Les objectifs à moyens termes restent la promotion de l'innovation et la recherche de gains de productivité. Pour maintenir sa position compétitive malgré la hausse des salaires, le gouvernement cherche notamment à promouvoir des activités à plus forte valeur ajoutée (comme la biotechnologie, la recherche et le développement et les produits pharmaceutiques) dans les secteurs de la fabrication et des services.
Le niveau de richesse par habitant de Singapour est un des plus élevés de la région. Après une longue période de plein emploi, le chômage a fait son apparition du fait notamment de changements économiques structurels (délocalisation du travail peu qualifié) et s'est accentué pendant la crise financière mondiale. Il a cependant diminué depuis et s'élève à environ 2% de la population active.
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 183,33 | 222,70e | 266,50e | 283,74 | 295,91 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | -0,8 | 14,5e | 5,3e | 4,3 | 4,2 |
| PIB par habitant (USD) | 36.112e | 43.117e | 50.714e | 53.072 | 54.401 |
| Solde des finances publiques (en % du PIB) | -1,4 | 3,5e | 1,9e | 2,3 | 2,5 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 105,0 | 96,3e | 93,5e | 90,1 | 87,8 |
| Taux d'inflation (%) | 0,6 | 2,8e | 3,7e | 2,9 | 2,4 |
| Taux de chômage (% de la population active) | 3,0 | 2,2 | 2,3 | 2,3 | 2,2 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | 34,90 | 49,45e | 52,79e | 52,49 | 51,26 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | 19,0 | 22,2e | 19,8e | 17,3 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée
L'économie de Singapour est hautement industrialisée. Le secteur le plus important est le secteur manufacturier, suivi par le commerce de gros et de détail, les services d'affaires, les transports et communications, et les services financiers. L'électronique et la pétro-chimie dominent l'industrie. Le secteur des services compte pour près des trois quarts du PIB et emploie les trois quarts de la population active. Le secteur industriel représente un quart du PIB. Le secteur primaire est pratiquement inexistant (excepté la culture d'orchidées, de légumes, de poissons d'ornement). Singapour ne possède aucune ressource minérale.
Singapour sert de plaque tournante commerciale régionale. Le Port de Singapour fait partie des plus importants ports du monde et se classe au second rang en tant que centre de trafic de transbordement en containers, après Hong-Kong.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 1,1 | 21,8 | 77,1 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | 0,0 | 28,3 | 71,7 |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | -1,0 | 25,1 | 10,1 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
Consultez l'analyse risque pays proposée par Ducroire.
Le parlement contrôle l'action du gouvernement. Celui-ci dépend du soutien du parlement, souvent exprimé par un vote de confiance.
Pour plus de détails, consultez la liste des partis politiques de Singapour.
Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
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