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Italie : Contexte politico-économique
Le contexte économique | Le contexte politique
L'Italie, qui connaissait déjà une croissance plus faible que la moyenne européenne, a été sévèrement affectée par la crise mondiale, son économie se contractant de -5% en 2009. Après s'être redressée en 2010, l'économie italienne est à nouveau entrée en récession au second semestre 2011, et devrait se contracter de 1,3% en 2012.
Succédant à Silvio Berlusconi contraint à la démission, le technocrate Mario Monti a lancé un énième plan d'austérité destiné à relancer la croissance et restaurer la confiance. Priorité est donnée à la gestion et réduction de la colossale dette publique (120% du PIB), à la sauvegarde du système bancaire et au maintien de l'Italie dans la zone euro. Une accélération de la réforme des retraites, la réintroduction de la taxe foncière et une hausse des taxes sur produits de luxe sont également prévues. Un décret portant sur un vaste programme de libéralisation économique a été adopté en janvier et soumis au Parlement pour approbation.
Le taux de chômage, qui a augmenté depuis la crise financière mondiale, se situe aux alentours de 8,7%, sans compter le chômage technique. Les inégalités régionales sont importantes, entre le nord très industrialisé et très dynamique, et les régions rurales et pauvres du Mezzogiorno, au sud.
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 2.116,64 | 2.055,11e | 2.245,71e | 2.287,70 | 2.322,41 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | -5,2 | 1,3e | 0,6e | 0,3 | 0,5 |
| PIB par habitant (USD) | 35.251 | 34.059e | 37.046e | 37.577 | 37.994 |
| Solde des finances publiques (en % du PIB) | -3,9 | -3,1e | -2,6e | -1,1 | -0,1 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 116,1 | 119,0e | 121,1e | 121,4 | 120,1 |
| Taux d'inflation (%) | 0,8 | 1,6e | 2,6e | 1,6 | 1,7 |
| Taux de chômage (% de la population active) | 7,8 | 8,4 | 8,2 | 8,5 | 8,6 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | -44,12e | -67,65e | -78,24e | -68,10 | -58,32 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | -2,1e | -3,3e | -3,5e | -2,5 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée
Le secteur agricole contribue à environ 2% du PIB italien. L'Italie est le plus grand producteur européen de riz, de fruits et de végétaux et également le plus grand producteur et exportateur mondial de vin. Le pays est l'une des puissances agricoles majeures de l'Union Européenne. Cependant, l'Italie a des ressources naturelles limitées. Le pays doit importer la plupart des matières premières requises pour la fabrication et plus de 80% de ses ressources énergétiques.
Le tissu industriel de l'Italie est composé majoritairement de petites et moyennes entreprises familiales. Plus de 90% des entreprises industrielles ont moins de 100 employés. Le pays souffre en ce sens d'un déclin dans la compétitivité mondiale. La fabrication des biens de luxe (haute couture, voitures, épicerie fine) constitue une part importante de l'industrie italienne. Le pays est le premier exportateur de produits de luxe. Ses principales industries concernent les machines de précision, les véhicules à moteur, les produits chimiques, les produits pharmaceutiques, les articles électriques, la mode et les vêtements.
Le secteur des services contribue à 70% du PIB. Le tourisme joue un rôle majeur, l'Italie étant le troisième pays touristique d'Europe derrière la France et l'Espagne.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 3,7 | 29,3 | 66,9 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | 1,8 | 25,1 | 73,1 |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | -3,1 | -13,4 | -2,8 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
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Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
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