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Emirats Arabes Unis : Contexte politico-économique
Le contexte économique | Le contexte politique
Après la récession de 2009 (contraction de -3,2%), le taux de croissance du PIB des Emirats Arabes Unis (EAU) a été de l'ordre de 3% en 2010-2011, notamment du fait de la flambée des prix du pétrole. Dans le contexte de la crise de la zone euro, la croissance est estimée à 3,8% en 2012, tirée par la hausse des prix pétroliers et du volume de la production.
Le PIB est dominé par la puissance économique d’Abu Dhabi (60%), notamment par sa production d’hydrocarbures (cet émirat détient 9% des réserves mondiales de pétrole et 5% des réserves de gaz naturel de la planète) et par sa gestion de la quasi-totalité de l’épargne. Dubaï participe à hauteur de 26% au PIB et constitue la plate forme commerciale des Emirats, notamment avec ses infrastructures portuaires et aéroportuaires.
Depuis la crise financière de 2009, la priorité est de protéger le système bancaire et maintenir la confiance des investisseurs, en particulier en ce qui concerne le secteur immobilier de Dubaï. Fin janvier 2012, le gouvernement d'Abu Dhabi a annoncé un plan de dépenses couvrant divers projets dans les secteurs de la santé, des infrastructures, de l'éducation, du tourisme, de l'énergie et du commerce. Alors qu'Abu Dhabi prendra la tête de la diversification économique, Dubaï cherchera avant tout à repayer ses dettes accumulées. De grands projets culturels (musées et notamment une annexe du Louvre), éducatifs (université La Sorbonne) et sportifs (Formule 1) sont prévus. Les Emirats ont également décidé de diversifier les sources d’énergie via le lancement d’un parc de centrales nucléaires d’ici 2017 ainsi que des investissements massifs dans les énergies renouvelables avec le projet « Masdar » de 22 milliards USD.
Les Emirats dépendant fortement des travailleurs étrangers (plus de 85% de la main d'oeuvre).
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 270,33 | 302,04e | 358,08e | 375,87 | 396,32 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | -3,2 | 3,2e | 3,3e | 3,8 | 4,0 |
| PIB par habitant (USD) | 53.363e | 57.884e | 66.625e | 67.899 | 69.507 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 22,5 | 21,0e | 18,5e | 18,1 | 18,1 |
| Taux d'inflation (%) | 1,6 | 0,9e | 2,5e | 2,5 | 2,5 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | 8,23 | 21,24e | 36,88e | 34,68 | 30,51 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | 3,0 | 7,0e | 10,3e | 7,7 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée
L'agriculture contribue à moins de 3% du PIB. L'exploitation de matières premières représente environ 36% du PIB. Les Emirats sont le 3ème plus grand producteur mondial de pétrole, avec des réserves conséquentes. Actuellement, leurs réserves de pétrole et de gaz sont estimées équivalentes à 100 ans d'exploitation.
Les activités manufacturières ont connu une croissance sans précédent ces cinq dernières années, en particulier dans les secteurs tels que le traitement des métaux, les meubles, la préparation industrielle d'aliments, la production d'aluminium, le ciment et les matériaux de construction, les fertilisants, la pétrochimie, la fibre de verre et enfin l'immobilier.
Le secteur tertiaire (notamment le commerce international, le transport aérien, le tourisme, les activités financières) contribue, quant à lui, à hauteur de 40% du PIB.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 4,2 | 24,3 | 71,0 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | 1,8 | 60,6 | 37,6 |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | 5,0 | 10,3 | 7,6 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
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Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
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