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Corée du sud : Contexte politico-économique
Le contexte économique | Le contexte politique
Quinzième puissance économique mondiale, la Corée du Sud a connu une croissance spectaculaire au cours des trente dernières années. Cependant, du fait de sa forte insertion dans les échanges commerciaux et financiers internationaux, le pays fut l'un des pays d'Asie les plus touchés par la crise financière internationale. Ainsi, de 5,1% en 2007 la croissance du PIB a chuté à 0,2% en 2009. La Corée du Sud fut néanmoins une des premières économies à sortir de la crise, la reprise ayant été soutenue par la croissance dynamique des exportations et un important plan de relance budgétaire et monétaire. La croissance a ralenti à nouveau en 2011, tout en restant soutenue par les exportations bénéficiant de la faiblesse du won. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre en 2012, le gouvernement prévoyant moins de 4% de croissance, tirée essentiellement par la consommation privée.
Du fait des difficultés économiques rencontrées par les Etats-Unis et l'Union Européenne, le gouvernement cherche à soutenir l'économie en menant une politique fiscale incitative et une politique monétaire accommodante. La banque centrale devra trouver un équilibre entre stimulation de l'économie et maintien de la stabilité des prix. Les effets de l'accord de libre échange signé avec les Etats-Unis, notamment sur l'agriculture et le petit commerce sont incertains. Le budget 2012 voté en décembre prévoit une augmentation des dépenses sociales de plus de 7%. Le haut niveau d'endettement des ménages compromet la durabilité de la demande intérieure. Le pays doit également traiter les problèmes structurels que constituent le sous- développement du marché financier et le vieillissement de la population.
Le revenu par habitant de la Corée du Sud est passé de 100 USD en 1963 à près de 20.000 USD aujourd'hui. Le taux de chômage est en baisse, mais le nombre de travailleurs irréguliers est important et les inégalités se creusent.
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 834,06 | 1.014,48e | 1.163,85e | 1.275,01 | 1.364,81 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | 0,3 | 6,2e | 3,9e | 4,4 | 4,2 |
| PIB par habitant (USD) | 17.110 | 20.756e | 23.749e | 25.949 | 27.703 |
| Solde des finances publiques (en % du PIB) | 0,7 | 1,8e | 2,1e | 2,4 | 2,7 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 33,8 | 33,4e | 32,0e | 30,0 | 28,0 |
| Taux d'inflation (%) | 2,8 | 3,0e | 4,5e | 3,5 | 3,0 |
| Taux de chômage (% de la population active) | 3,7 | 3,7 | 3,3 | 3,3 | 3,3 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | 32,79 | 28,21e | 16,96e | 17,77 | 17,56 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | 3,9 | 2,8e | 1,5e | 1,3 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée
Le secteur primaire est faible en Corée, ne comptant que pour une part négligeable dans le PNB du pays. Le riz est la principale culture, mais l'orge, le blé, le maïs, le soja et le sorgho sont aussi cultivés de façon extensive. L'élevage de bétail se fait aussi à grande échelle. Les ressources minérales de la Corée du Sud sont limitées à l'or et à l'argent.
Les principaux secteurs d'activité du pays sont le textile, l'industrie de l'acier, la fabrication automobile, la construction navale et l'électronique. La Corée du Sud est le plus grand producteur de semi-conducteurs au monde. Le secteur secondaire représente environ 35% du PNB, alors que le secteur tertiaire compte lui pour plus de 60%.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 7,2 | 25,0 | 67,8 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | 2,6 | 36,4 | 61,0 |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | 1,6 | -0,9 | 1,4 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
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Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
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