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Argentine : Contexte politico-économique
Le contexte économique | Le contexte politique
Après la grave crise qui a conduit l'Argentine à la faillite en 2001-2002, l'économie a bénéficié d'une croissance rapide et stable, de 8% en moyenne. Touchée par la crise financière mondiale en 2009 (0,9% de croissance), l'économie argentine a connu un redressement rapide et vigoureux dès 2010, à l'image du reste du continent sud-américain. En 2011, la croissance (8%) a été stimulée par la bonne performance des exportations bénéficiant de la flambée des prix des céréales.
La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a été réélue au premier tour en octobre 2011, pour un mandat de quatre ans. Elle va poursuivre la politique économique expansionniste, qui a contribué à une croissance rapide du PIB, mais a également conduit à des déséquilibres croissants, des pressions inflationnistes et une détérioration de la gestion des finances publiques. Le gouvernement a répondu à cette situation par un regain de protectionnisme (contrôle des prix et du commerce), en proposant une réduction de 45% des importations d'ici 2020 pour favoriser les industries locales. Cela permettrait également de garantir un excédent commercial, seul moyen pour l'Argentine d'obtenir des devises, le pays étant encore débiteur du Club de Paris (8 milliards USD). Les principaux défis sont la lutte contre l'inflation et la fuite des capitaux. De plus, le système financier demeure fragile et le pays fait face à une crise énergétique due au manque d'investissement dans ce secteur.
La situation sociale du pays est délicate : le chômage persiste (7,4%), la malnutrition subsiste et 25% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. 30% des travailleurs sont employés au noir. Il y aurait deux millions de pauvres selon les chiffres officiels, cinq fois plus selon les instituts privés.
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 310,35 | 369,99e | 435,18e | 468,89 | 492,98 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | 0,8 | 9,2e | 8,0e | 4,6 | 4,2 |
| PIB par habitant (USD) | 7.733e | 9.131e | 10.640e | 11.358 | 11.833 |
| Solde des finances publiques (en % du PIB) | -1,7 | -0,8e | -2,9e | -2,5 | -2,0 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 58,7 | 49,1e | 43,3e | 41,5 | 40,4 |
| Taux d'inflation (%) | 6,3 | 10,5e | 11,5e | 11,8 | 11,0 |
| Taux de chômage (% de la population active) | 8,7 | 7,8 | 7,3 | 6,9 | 6,7 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | 6,47e | 2,79e | -1,23e | -4,40 | -5,24 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | 2,1e | 0,8e | -0,3e | -1,1 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale - dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée
Si elle a perdu la place de grande puissance qu'elle occupait au début du XXème siècle, l'Argentine reste une économie importante, notamment pour sa production agricole. En effet, le secteur agricole, qui repose sur l'élevage bovin, la production céréalière (blé, maïs, soja) et les agrumes, représente environ 10% du PIB argentin. Au niveau mondial, premier exportateur de produits dérivés du soja et troisième producteur.
Riche en ressources énergétiques, l'Argentine est le quatrième producteur de pétrole et le premier producteur de gaz d'Amérique Latine.
Le secteur industriel s'est considérablement développé ces dernières années. Il contribue à plus du tiers du PIB. Le conditionnement des aliments (en particulier l'emballage de la viande, la mouture de farine et la mise en conserve) et la minoterie constituent les principales industries du pays.
Le secteur tertiaire a suivi la même tendance que l'industrie. Il contribue aujourd'hui à plus de la moitié du PIB. L’Argentine s'est spécialisée dans des services de secteurs de pointe et est particulièrement compétitive dans le développement de logiciels, les call-centers, le nucléaire et le tourisme.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 1,2 | 23,1 | 75,2 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | 9,4 | 30,2 | 60,4 |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | 28,0 | 8,8 | 13,6 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
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Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
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