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Albanie : Contexte politico-économique
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L'Albanie a été le dernier pays d’Europe centrale et orientale à adopter des réformes de libre marché. Bien que l'économie du pays se soit renforcée au cours des dernières années, l'Albanie demeure toujours un des plus pauvres pays en Europe. Ainsi, près de 20% de la population vit encore au-dessous du seuil de pauvreté, et près de 50% du PIB est toujours constitué par l'économie informelle, ce qui a entravé le programme de réforme économique en cours.
Toutefois, avec un secteur bancaire solvable et bien capitalisé, l’Albanie a mieux résisté à la crise internationale que ses voisins des Balkans en 2009 et 2010 du fait d'une ouverture internationale encore limitée et de l'évolution des prix internationaux des matières premières. Le pays a échappé à la récession lors des années de crise, même si la chute de l'activité dans l’Union européenne comme dans les pays limitrophes d'Europe du Sud Est a pesé sur la conjoncture : la Grèce est un important partenaire commercial, investisseur et pourvoyeur de transferts de la diaspora et ses difficultés économiques depuis 2011 se ressentent fortement sur l'Albanie.
Le gouvernement actuel poursuit un programme centré sur la lutte contre la corruption, le crime organisé et les trafics et met en place des réformes d’inspiration libérale destinées à préparer l’Albanie à une future adhésion à l’UE et à attirer les investisseurs étrangers.
Dans la mesure où l'Albanie est un pays modérément intégré dans les flux mondiaux de capitaux, l'impact du contexte international est moins spectaculaire que dans d'autres pays de l'Europe de l'est. La croissance du pays aura été de 5% en 2011 - notamment grâce à la bonne santé du secteur de la construction et des services - et pourrait être de 2% en 2012. Néanmoins, l'économie est marquée par une dette de plus de 60% du PIB, des exportations en berne et une baisse significative des versements des migrants albanais vivant à l'étranger.
Le développement du pays dans les années qui viennent pourraient également être favorisés par la perspective d'une candidature officielle à l'adhésion à l'Union Européenne.
L’économie albanaise demeure toutefois fragile et tributaire de l’aide institutionnelle extérieure.
| Indicateurs de croissance | 2009 | 2010 | 2011 | 2012 (e) | 2013 (e) |
| PIB (milliards USD) | 12,17 | 11,90e | 13,29e | 14,22 | 15,11 |
| PIB (croissance annuelle en %, prix constant) | 3,3 | 3,5e | 2,5 | 3,5 | 4,2 |
| PIB par habitant (USD) | 3.819e | 3.716 | 4.131 | 4.396 | 4.650 |
| Endettement de l'Etat (en % du PIB) | 59,8 | 58,2 | 59,4e | 59,2 | 59,6 |
| Taux d'inflation (%) | 2,2 | 3,6e | 3,9e | 3,5 | 2,9 |
| Taux de chômage (% de la population active) | 13,1 | 12,5 | 11,5 | 11,0 | 10,5 |
| Balance des transactions courantes (milliards USD) | -1,65 | -1,40e | -1,45e | -1,39 | -1,38 |
| Balance des transactions courantes (en % du PIB) | -13,5 | -11,8e | -10,9 | -9,2 | - |
Source : FMI - World Economic Outlook Database ; Banque Mondiale , dernières données disponibles
Note : (e) Donnée estimée
La part de l’agriculture dans le PIB est d'environ 21%. Le secteur emploie près de 50% de la population active. La production agricole se concentre sur le blé, le maïs, l’avoine, le sorgho, le coton, les pommes de terre, les légumes, l’olivier, le tabac, les fruits, le sucre de betterave, la vigne, l’élevage et les produits laitiers. L’agriculture souffre d'un manque d’équipements modernes, de problèmes de propriété et de morcellement des terrains, ce qui entraîne une productivité assez faible. Il faut noter que la production agricole est plus importante que sa participation au PIB. En effet, une part importante des denrées sont consommées par les agriculteurs eux-mêmes et ne sont donc pas commercialisées.
Le secteur industriel représente en 2012 environ 10,1% du PIB (hors construction) du pays et emploie 12% de la population active. Le secteur se concentre sur la transformation alimentaire, le textile et l’habillement, le travail du bois (construction), le pétrole, le ciment, les produits chimiques, l’extraction minière, le transport et l’énergie hydraulique.
Le secteur des services représente près de 68% du PIB et emploie le quart de la population active. Le tourisme, la téléphonie, le secteur bancaire et de l’assurance, sont en plein essor.
Ces dernières années, la part des revenus des secteurs agricoles et de l’industrie dans le PIB enregistrent une baisse progressive. Parallèlement, la part du secteur des services augmente chaque année et l'économie albanaise a été portée notamment par le dynamisme du secteur des services (tourisme, téléphonie, banques et assurance).
Pour les années à venir, le secteur des télécommunications, de l'énergie, des minerais et des équipements médicaux sont appelés à se développer et offrent de bonnes opportunités.
| Répartition de l'activité économique par secteur | Agriculture | Industrie | Services |
| Emploi par secteur (en % de l'emploi total) | 58,0 | 13,5 | 28,4 |
| Valeur ajoutée (en % du PIB) | 20,5 | 19,6 | 59,9 |
| Valeur ajoutée (croissance annuelle en %) | 2,6 | 7,0 | 7,0 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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| Indicateurs monétaires | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 |
| Lek albanais (ALL) - Taux de change annuel moyen pour 1 USD | 98,10 | 90,43 | 83,89 | 94,98 | 103,94 |
Source : Banque Mondiale - dernières données disponibles.
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Carte de la Liberté Economique dans le monde
Source : Indice de liberté économique 2011, Heritage Foundation
Note: L'indicateur de liberté économique mesure dix composantes de la liberté économique, regroupées en quatre grandes catégories : la règle de droit (droits de propriété,niveau de corruption) ; Le rôle de l'Etat (la liberté fiscale, les dépenses du gouvernement) ; L'efficacité des réglementations (la liberté d'entreprise, la liberté du travail, la liberté monétaire) ; L'ouverture des marchés (la liberté commerciale, la liberté d'investissement et la liberté financière). Chacune de ces 10 composantes est notée sur une échelle de 0 à 100. La note globale du pays est une moyenne des notes des 10 composantes.
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L’Albanie est un pays axé sur les importations, qui ont connu ces dernières années une croissance de plus de 25%. Les principaux produits importés sont des produits à haute valeur ajoutée comme les machines et équipement, les métaux, les véhicules et moyens de transport. Les principaux fournisseurs de l'Albanie sont l'Italie (26%), la Grèce (15%) et la Turquie (6%).
Le pays exporte principalement des minerais (15% des exportations totales) ainsi que des produits textile et des chaussures, du métal, du pétrole brut, des légumes, des fruits et du tabac. Les principaux clients de l'Albanie sont l’Italie (57%), la Grèce (12%) et le Kosovo (4%).
L’Union européenne est restée en 2011 le premier partenaire commercial de l’Albanie, représentant 64% de ses importations et 70% de ses exportations.
Le déficit commercial du pays est structurel. La hausse des importations s’explique par la hausse des prix internationaux de certaines marchandises et de l’électricité. De plus, les exportations ne sont pas suffisamment diversifiées ni compétitives au niveau des prix. La crise économique puis les difficultés européennes ont eu un impact sur les exportations qui ont connu de fortes baisses depuis 2008 car les partenaires commerciaux de l'Albanie, également touchés par la crise, ont réduit leurs demandes en produits albanais.
A court termes, l'affaiblissement des principaux partenaires commerciaux de l’Albanie (Italie et Grèce) devrait perser sur la balance commerciale du pays.
| Indicateurs du commerce extérieur | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 |
| Importations de biens (millions USD) | 4.188 | 5.251 | 4.550 | 4.601 | 5.379 |
| Exportations de biens (millions USD) | 1.078 | 1.355 | 1.091 | 1.550 | 1.956 |
| Importations de services (millions USD) | 1.893 | 2.361 | 2.215 | 1.992 | 2.331 |
| Exportations de services (millions USD) | 1.924 | 2.420 | 2.348 | 2.192 | 2.366 |
| Importations de biens et services (croissance annuelle en %) | 28,2 | 21,1 | -12,0 | -9,1 | - |
| Exportations des biens et services (croissance annuelle en %) | 7,7 | 7,1 | 5,9 | 4,2 | - |
| Importations de biens et services (en % du PIB) | 55,0 | 56,1 | 54,2 | 51,4 | - |
| Exportations des biens et services (en % du PIB) | 28,8 | 29,5 | 28,6 | 29,7 | - |
| Balance commerciale (hors services) (millions USD) | -2.900 | -3.552 | -3.216 | -2.757 | - |
| Balance commerciale (services inclus) (millions USD) | -2.880 | -3.453 | -2.965 | -2.525 | - |
| Commerce extérieur (en % du PIB) | 83,7 | 85,6 | 82,8 | 81,1 | - |
Source : OMC - Organisation Mondiale du Commerce ; Banque Mondiale , dernières données disponibles
| Principaux clients (% des exportations) |
2010 |
| Italie | 50,8% |
| Serbie | 8,3% |
| Turquie | 6,0% |
| Chine | 5,5% |
| Grèce | 5,4% |
| Voir plus de pays | 24,0% |
| Principaux fournisseurs (% des importations) |
2010 |
| Italie | 28,2% |
| Grèce | 13,1% |
| Chine | 6,3% |
| Turquie | 5,7% |
| Allemagne | 5,6% |
| Voir plus de pays | 41,1% |
Source : Comtrade, dernières données disponibles
Source : Comtrade, dernières données disponibles
Pour aller plus loin, consultez notre service Flux Import-Export.
Source : Classement mondial de la liberté de la presse 2011, Reporters Sans Frontières
Note : Le classement mondial, publié chaque année, permet de mesurer les violations de la liberté de la presse dans le monde. Il reflète le degré de liberté dont bénéficient les journalistes, les médias et les net-citoyens de chaque pays et les moyens mis en œuvre par les Etats pour respecter et faire respecter cette liberté. Au final, une note et une position sont attribuées à chaque pays. Afin d’établir ce classement, Reporters Sans Frontières a réalisé un questionnaire adressé aux organisations partenaires, aux 150 correspondant de RSF, à des journalistes, des chercheurs, des juristes ou des militants des droits de l’homme, reprenant les principaux critères – 44 au total – permettant d’évaluer la situation de la liberté de la presse dans un pays donné. Ce questionnaire recense l’ensemble des atteintes directes contre des journalistes ou des net-citoyens (assassinats, emprisonnements, agressions, menaces, etc.) ou contre les médias (censures, saisies, perquisitions, pressions, etc.).
Carte des libertés 2010
Source : Freedom House
Note : L'indicateur de liberté politique fournit une évaluation annuelle de l'état de la liberté dans un pays, telle qu'elle est vécue par les individus. L'enquête mesure le degré de liberté à travers deux grandes catégories : la liberté politique et les libertés individuelles. Le processus de notation est basé sur une liste de 10 questions relatives aux droits politiques (sur le processus électoral, le pluralisme politique, la participation et le fonctionnement du gouvernement) et de 15 questions relatives aux libertés individuelles (sur la liberté d'expression, de croyance, le droit d'association, d'organisation et l’autonomie des individus). Des notes sont attribuées à chacune de ces questions sur une échelle de 0 à 4, où 0 représente le plus petit degré de liberté et 4 le plus grand degré de liberté. La note globale d’un pays est une moyenne des notes données à chaque question. Elle va de 1 à 7, 1 correspondant au plus haut degré de liberté et 7 au plus bas.
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Dernières mises à jour en Mai 2012